« De la coopération, vers la collaboration, pour atteindre… la co-création ! » par Virginie Guignard Legros

par Virginie Guignard Legros

Qu’entendez-vous quand vous employez le mot collaboration ? Que signifie pour vous le mot coopération ?  Pour beaucoup d’entre-nous, ces deux mots sont employés dans un sens d’équivalence. Qu’en est-il de cette réalité en matière d’intélligence collective ?

Si nous regardons le dictionnaire Larousse, en voici les définitions littéraires :

« Coopérer : prendre part, concourir à une œuvre commune ; contribuer, participer ».

« Collaborer : action de collaborer, de participer à une oeuvre avec d’autre ».
Même si c’est deux définitions sont proches, en fait, elles sont de nature différentes. La coopération consiste à se grouper collectivement autour d’un objet commun, alors que la collaboration est de la nature de l’action.

Cela semble très conceptuel et peu différent dans les faits. Je vais vous donner un exemple concret qui va vous permettre d’en visualiser des grandes différences pour aller plus loin dans la réflexion.

Prenons l’exemple d’un grand jardin collectif au coeur d’une ville partagé par 48 personnes.

Dans un fonctionnement coopératif, on aura notre grand jardin divisé en 48 parcelles distinctes avec des services communs, comme l’arrivée de l’eau courante ou entre autre le stockage des fertilisants naturels. Chacun est responsable de sa parcelle et quelques fois, il demande à ses voisins directs lui donner un coup de main lorsqu’il est en vacances par exemple. Chacun fait poussé ses carottes, pommes de terre et fleurs de façon individuelle.

La coopération, agglomération individuelle des équipes autour d’un projet commun !

Dans un jardin de nature collaboratif, le fonctionnement est radicalement différent. Au lieu d’avoir 48 plantations de carottes, on en aura peut-être une seule, à côté de laquelle, on aura un champ de pomme de terre et une partie jardin d’agrément. Dans cette configuration, nos 48 jardiniers sont responsables de l’ensemble du grand jardin collectif. L’absence des uns ou des autres est moins problèmatique, la répartition des tâches pourra être planifiée entre chaque jardinier urbain. Les actions ne sont plus individuelles, mais collectives.

La collaboration ou la mise en commun des actions et des ressources !

Il existe encore un troisième niveau en matière de collaboration qui est celui de la co-création ou si on reprend un terme du jardinage, de la permaculture.

Dans un jardin de nature co-créatif, le fonctionnement est tout autre. A la place de nos 48 plantations de carottes, ou de nos groupements thématiques de culture, on en aura un champ intélligent dans lequel s’entre-mèlent les carottes, les pommes de terre, les fleurs sans se géner les uns des autres, avec des calendriers plantations complémentaires qui vont s’alterner tout au long de la saison. Tout est dans les liens, la création collective et diversifiée des lieux. On retrouve ce principe dans les jardins à l’anglaise et dans la permaculture.

La co-création, permaculture de nos relations et projets communs !

Dans le pôle innovations du GdP-Lab du MOOC GdP nous sommes des permaculteurs de projets internationaux et vous ?

Je vous invite à vous poser la question de savoir quel est votre modèle de fonctionnement collectif ou celui de votre société et de répondre sous cet article.

Article original : https://www.linkedin.com/pulse/de-la-coop%C3%A9ration-vers-collaboration-pour-atteindre-guignard-legros

Autorisation de republication par l’auteur le 20 mars 2017 via LinkedIn

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